Chanson sur l'audition

Les musiciens ont-ils vraiment intérêt à mettre en garde contre les dangers que recèlent leurs propres produits? A partir d’une «idée passablement déjantée», une chanson a finalement vu le jour. Elle est interprétée par le duo de rappeurs zougois Fratelli B, avec le soutien de la SUVA, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et d’Akustika.

En mars 2011, Yves, mon plus jeune fils, qui était alors en sixième, m’a raconté qu’avec toute la classe, ils étaient invités au lancement d’un CD du duo de rappeurs Fratelli B. Il était absolument enthousiaste et a trouvé leur musique «méga cool». J’espérais en mon for intérieur que, lors de cette manifestation, le volume du son était supportable.

De nombreux jeunes écoutent de la musique à très haut volume, sans se soucier des consé-quences possibles. En principe, on ne se pré-occupe de l’audition que lorsqu’on n’entend plus très bien – et souvent, malheureusement, quand il est déjà trop tard. Il faudrait commencer beaucoup plus tôt le travail de sensibilisation. Mais quel est le meilleur moyen pour atteindre les jeunes gens? On pourrait les rendre attentifs aux risques d’une musique trop forte pour l’ouïe au moyen d’une chanson!

Sans autre forme de procès, j’ai exposé mon idée sur la page de contact du site web des Fratelli B le 7 avril 2011, en concluant par cette phrase: «Je sais que c’est une idée passa-blement déjantée, mais je voulais quand même tenter ma chance. Est-ce que vous voyez une possibilité?» Eh bien, oui, ils ont vu une possibilité. Après avoir couché sur le papier un petit concept, j’ai eu un premier rendez-vous avec les frères Beni et Nico Bisig ainsi que leur imprésario, Andreas Lanz, le 12 mai à Zoug.

Pour mieux étayer ce projet de chanson, nous voulions absolument y associer d’autres parte-naires. Nous avons heureusement pu les trouver grâce au docteur Beat Hohmann, de la SUVA, et à la doctoresse Salome Ryf, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Suivirent encore cinq autres réunions qui eurent lieu dans les locaux de la SUVA à Lucerne.

La «genèse» d’une chanson était bien entendu un terrain absolument inconnu pour moi et j’ai pris beaucoup de plaisir à pouvoir y collaborer. Pour rendre le message accessible au plus grand nombre, l’objectif était de mettre la chanson gratuitement à disposition sur Internet afin que l’on puisse la télécharger. Or, comme l’attrait d’une chanson est considérablement renforcé si elle est soutenue par un bon clip, nous avons décidé de produire, en plus, une vidéo. C’était là encore une expérience passion-nante, car il fallait trouver un bon scénario, les lieux de tournage adéquats, et choisir la technique cinématographique appropriée. Un peu comme si l’on était à Hollywood...

Nous sommes tous très fiers d’avoir pu contribuer à produire cette chanson et cette vidéo en l’espace d’une année. Le résultat sera présenté le mercredi 25 avril, à l’occasion de la «Journée contre le bruit». Tous les partenaires impliqués mettront à disposition leurs canaux de communication afin de soutenir le lancement de la chanson. Elle sera notamment proposée sur tous les sites web des partenaires; dans diffé-rentes brochures, des bulletins, newsletters ou journaux, des articles paraîtront, et les chaînes MTV, JOIZ et SF2 seront, en outre, mises à contribution. Si vous souhaitez projeter la vidéo en haute résolution dans votre salle d’attente, vous pouvez commander le cédérom auprès de notre secrétariat.

Je voudrais adresser ici tous mes remer-ciements aux deux musiciens, Beni et Nico Bisig, ainsi qu’à leur imprésario, Andreas Lanz, et au producteur de la vidéo, M. Mühlemann, sans oublier naturellement nos partenaires, Madame Salome Ryf de l’OFSP et Monsieur Beat Hohmann de la SUVA, pour leur collabo-ration et leur soutien financier. Je souhaite à tous et à toutes beaucoup de plaisir à l’écoute de cet air de rap!