La haute technologie au service d’une meilleure audition

De nos jours encore, les aides auditives sont considérées bien à tort comme des systèmes qui enregistrent les sons environnants et les amplifient pour les transmettre au tympan des malentendants. Or, une aide auditive moderne n’est pas qu’un simple amplificateur: il s’agit bien plus d’une chaîne de haute fidélité miniaturisée extrêmement performante.

Amplifier ne suffit pas, il faut corriger les distorsions!

La malaudition est effectivement une «mal-audition», les sons étant non seulement perçus plus faiblement, mais encore fortement déformés. C’est pourquoi la seule amplification des sons n’est guère utile au malentendant: les sons doivent encore être modifiés de telle manière que le patient les perçoive à nouveau correctement. 
Les aides auditives issues des technologies modernes tiennent compte de ces exigences. Elles ne se contentent pas d’amplifier les sons, mais produisent une distorsion correspondant à l’image miroir de celle engendrée par l’oreille du patient et perçue par ce dernier comme une «audition normale». C’est dire que ces aides auditives produisent un mélange de sons qui paraît forcément inintelligible aux personnes jouissant d’une ouïe normale. L’effet peut se comparer à l’impression qu’aurait une personne possédant une vision normale si elle essayait les lunettes d’une personne fortement astigmate, par exemple.

Quand l’aide auditive devient une «aide à la compréhension»

L’amplificateur de jadis est devenu un système de traitement des signaux acoustiques au fonctionnement extrêmement différencié. Pour être à la hauteur de cette tâche complexe, une aide auditive doit réunir dans un espace minuscule une multitude de fonctions les plus diverses permettant d’ajuster de manière individuelle et précise les processus de traitement des sons à la capacité auditive résiduelle du malentendant.

Grâce aux immenses progrès technologiques réalisés au cours des dernières décennies par les fabricants d’aides auditives, la réhabilitation auditive permet d’espérer aujourd’hui des résultats nettement meilleurs qu’il y a encore quelques années. De l’aide auditive, on est passé à l’«aide à la compréhension». Car plus les sons reproduits sont de meilleure qualité et mieux ils restituent les tonalités et les nuances de l’original, plus vite les malentendants peuvent en saisir le contenu.

Pour pouvoir faire leur office de décodeurs, les aides auditives modernes doivent être ajustées de manière extrêmement précise à la capacité auditive résiduelle du malentendant par un audioprothésiste. Ce n’est qu’ensuite que l’on peut parler d’une réhabilitation auditive réussie.